GÉRONTO: La solitude du patient âgé, un facteur prédictif de déclin et de décès
La
première étude a examiné la relation entre la solitude, le déclin
fonctionnel ou perte d’autonomie et le décès des personnes âgées.
L’étude constate, sur plus de 6 ans de suivi, que la solitude augmente
bien le risque de mobilité réduite, le déclin fonctionnel puis le décès,
ces risques restant le résultat de plusieurs facteurs, au-delà de la
solitude, comme l’intégration sociale, le mode de vie et des facteurs de
santé physique et mentale.
Parmi les 1.604 participants, 59% étaient des femmes, 18% vivaient seuls et 43% ont déclaré se sentir seuls.
· La
solitude est associée à un risque accru de décès au cours du suivi:
22,8% de ceux qui se sentent seuls sont décédés vs 14,2% de ceux qui ne
se sont pas déclarés seuls (HR de décès : 1,45 IC : 95% de 1,11 à 1,88).
· La solitude est également associée au déclin fonctionnel :
- Difficultés et réduction des activités de la vie quotidienne (24,8% vs 12,5%, soit OR : 1,59)
- Mobilité et accomplissement de tâches liées au haut du corps (41,5% vs 28,3%, soit OR : 1,28)
- Réduction de la mobilité (38,1% vs 29,4%, soit OR : 1,18)
- Monter des marches (40,8% vs 27,9%, soit OR : 1,31)
Les
chercheurs concluent que chez les personnes âgées de plus de 60 ans, la
solitude est un prédicteur de déclin et de décès. Alors que
l'évaluation de la solitude n'est pas systématique en pratique clinique,
les auteurs recommandent aux médecins d’interroger les personnes âgées
au sujet de la solitude pour pouvoir mieux détecter les personnes à
risque de handicap et de perte d’autonomie.
Une seconde étude,
de cohorte, confirme ces conclusions en associant solitude et risque
accru de décès par maladie cardiaque étude de cohorte longitudinale
examinant la relation entre la solitude, le déclin fonctionnel et la
mort chez les personnes âgées.
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