La MÉMOIRE sur le bout de la langue, un signe prédictif d’Alzheimer?
Actualité publiée il y a 2 jours
Aging, Neuropsychology and Cognition
Avoir
une réponse, un mot, le nom de quelqu’un sur le bout de la langue est
une situation rencontrée par chacun d’entre nous plus ou moins
fréquemment. Oublier ce que l’on vient de lire ou où l’on a posé ses
lunettes, aussi. Cette étude de l’Université du Michigan, soutenue par
National Institute on Aging (NIH) montre que cette fantaisie de la
mémoire intervient chez plus de 60% des personnes âgées de plus de 65
ans. Que faut-il y voir ? Réponses, dans l’édition de juin de la revue
Aging, Neuropsychology and Cognition.
L’étude
menée auprès de 105 adultes, en bonne santé, très instruits montre que
cette mésaventure touche 61% d’entre eux au cours d’une seule journée.
Les participants ont dressé la liste des absences de mémoire rencontrées
dans les dernières 24 heures et ont passé plusieurs tests. Environ la
moitié d'entre eux déclarent rencontrer en plus d’autres difficultés
telles que celles liées à la distraction –les contraignant par exemple à
relire une phrase parce qu'ils ont oublié ce qu'ils ont lu- ou d’avoir
oublié où ils ont placé un objet.
Entraîner sa mémoire du « quotidien» :
Ces différentes données pourraient contribuer à cibler les programmes
d’entraînement de la mémoire utiles dans la vie quotidienne. «À l'heure
actuelle, plusieurs programmes se concentrent sur les différences
constatées dans la mémoire et la pensée issues d’études de laboratoire»,
explique Cindy Lustig, professeur de psychologie et auteur principal de
l'étude. Cependant, ces programmes ne sont pas adaptés aux défaillances
les plus courantes dans la vie quotidienne.
Des erreurs non associées à l’âge :
Les tests en laboratoire de capacité cognitive montrent, qu’évidemment
les personnes âgées de plus de 80 ans ont de moins bons scores que les
personnes de 60 à 80 ans. Cependant, ce n’est pas le cas pour ces
défaillances dites de la vie quotidienne, aucune augmentation de ce type
d’erreurs quotidiennes n’est associée avec l’avancée en âge.
Des « absences » non associées au développement de la maladie d’Alzheimer :
Enfin l’étude montre et c’est rassurant, que ce type d’absence, ne
signifie pas le développement de la maladie d'Alzheimer ou autres
démences. Tout le monde oublie, disent les chercheurs. Cependant, il eut
être intéressant de surveiller l’évolution de l’occurrence de certains
types d'erreurs de mémoire et, en cas d’augmentation flagrante, d’en
discuter avec son médecin. Des recherches futures devraient permettre de
déterminer comment les gens pourraient organiser leur vie pour éviter
les erreurs et conserver au maximum…leur autonomie.
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